QUÉBEC, le 8 déc. 2011 - La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) accueille favorablement la proposition visant à instaurer le droit de vote à 16 ans. « Nous nous sommes déjà penchés sur cette question et nous avions conclu qu’une telle mesure permettrait de responsabiliser les jeunes plus tôt à la vie politique. Cette sensibilisation précoce permettrait à terme d’augmenter le taux de participation et surtout le poids des jeunes lors des élections », explique Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ.
La survie de la démocratie passe par les jeunes
Les jeunes affichent systématiquement des taux de participation aux élections plus faibles que les autres groupes d’âge ce qui inquiète grandement la FECQ. Elle voit dans le droit de vote à 16 ans une piste d’action intéressante pour impliquer davantage les jeunes dans la vie politique. Accorder le droit de vote à 16 ans augmenterait en effet considérablement le poids politique des jeunes, en ajoutant plusieurs dizaines de milliers d’électeurs à la liste électorale. Selon la FECQ, cela pourrait obliger les partis politiques à considérer d’une manière plus importante les jeunes lors de l’élaboration de leur plateforme électorale. « Pour assurer la survie de notre système démocratique, il faut poser des gestes forts qui rehausseront le nombre de jeunes qui s’impliquent dans la vie politique. Ce n’est pas une solution magique, mais c’est un premier pas intéressant », enchaîne le président de la FECQ.
Assez vieux pour voter ?
À ceux qui pensent que les jeunes de 16 ans ne sont pas assez vieux pour voter, les cégépiens proposent de mieux outiller les jeunes face à la vie politique en bonifiant les cours d’éducation citoyenne. « En bonifiant les cours de citoyenneté offerts au secondaire, on permettrait aux jeunes de comprendre encore mieux le système politique », enchaîne le président de la FECQ.
Plusieurs indicateurs laissent également croire à la FECQ que l’âge de 16 ans est raisonnable. « L’âge joue un rôle, mais 16 ans m’apparaît logique, il faut faire confiance aux jeunes. Au Québec, on peut être membre d’un parti politique et voter pour un chef de parti à 16 ans, pourquoi ne pas reconnaître à ces jeunes leur plein droit de vote ? C’est d’ailleurs ce qu’on fait des pays comme l’Autriche et le Brésil », précise le président de la FECQ.
Au-delà de l’âge du droit de vote, la FECQ rappelle que plus d’efforts doivent être faits par le Directeur général des élections pour faciliter la participation électorale des jeunes au Québec. « Que le droit de vote soit à 16 ou 18 ans, il faut faire plus pour que les jeunes se déplacent aux urnes, et en ce sens, on a encore beaucoup de chemin à faire », conclut Léo Bureau-Blouin.
La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) représente plus de 60 000 étudiants réunis dans 23 associations étudiantes présentes sur l’ensemble du territoire québécois. Depuis 21 ans, elle défend et promeut les droits et intérêts des étudiants des cégeps.
Renseignements :
Charlotte Watson, coordonatrice aux relations et aux communications, FECQ, bureau : (514) 396-3320, cell. : (514) 554-0576, courriel :crc@fecq.org, twitter : @charlottewats

























