Par: Antoine Côté, Président 2015-2016 de la FECQ et diplômé du Cégep de Victoriaville

 

Effervescence. Innovation. Progrès. Il y a 50 ans, la Révolution tranquille battait son plein au Québec. Parmi toutes les réformes menées par le Parti libéral de Jean Lesage, l’une frappe par son audace, son unicité et l’impact qu’elle aura sur notre système d’éducation : la création des cégeps, ces institutions d’enseignement supérieur de taille plus modeste qui peuvent être réparties sur l’ensemble du territoire québécois. Et dans ces établissements collégiaux, une force vive qui est de tous les combats : les étudiants.

Organisées et reconnues, les associations étudiantes collégiales ont pu, dès le début des cégeps, transformer leur milieu et l’adapter à la réalité étudiante. Souvent responsable de la majorité des activités sociales, la communauté étudiante gère des cafés, des espaces d’études, des spectacles et tellement plus. Les associations se portent garantes de faire de leur collège un endroit à l’image des jeunes qui le fréquentent, c’est-à-dire un endroit dynamique, cultivé, en constante ébullition.

« On a vu les des jeunes se lever pour défendre l’accessibilité à une éducation publique et de qualité »

D’un autre côté, les associations ont aussi eu par le passé la chance de mener de grandes luttes plus politiques. Il en va de leur mission de défendre l’intérêt des membres. Ainsi, on a vu les des jeunes se lever pour défendre l’accessibilité à une éducation publique et de qualité. On a vu des étudiants mettre en place des initiatives en environnement, soit en développant le transport en commun, en abolissant la présence d’eau embouteillée sur leur campus ou en défendant un espace naturel abritant une flore et une faune qui fait la fierté du Québec. À chaque période électorale, la communauté étudiante québécoise rappelle l’importance qu’elle occupe dans nos institutions en revendiquant de meilleures conditions d’études pour tous.

Plus récemment, on a vu des associations qui choisissent de porter des projets sociaux de front, s’imposant comme leaders non seulement dans leur cégep, mais sur la scène politique tout entière. Il est facile de penser à la promotion du consentement sexuel sur les campus : un exemple frappant de la force associative qui se met au travail pour l’intérêt commun et qui trouve une solution ingénieuse pour régler un problème d’envergure. La ministre elle-même et les directions d’établissements n’ont d’autres choix qu’applaudir et appuyer des initiatives comme Sans oui, c’est non!. La présence de plus en plus grande de toilettes et de vestiaires neutres pour les personnes qui ne sont pas cisgenres est également bien souvent due à l’action d’une communauté étudiante mobilisée et sensible à la réalité des gens issus de la diversité sexuelle.

Les exemples sont trop nombreux pour être énumérés tous, mais il est clair que l’action des associations étudiantes permet d’améliorer la vie de leurs membres d’un point de vue social, politique ou pédagogique. Soyons fiers d’être des acteurs de changement positifs dans notre milieu depuis maintenant 50 ans et n’ayons pas peur de bousculer un peu les institutions. Il n’en tient qu’à nous de suivre les traces de ceux qui nous ont précédés et de faire du Québec un endroit où il fait bon étudier.

 

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