Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Jason St-Amour, était présent au huis clos des médias pour la présentation du budget 2018-2019.

Alors que le réseau collégial termine à peine les festivités de son 50e anniversaire, le budget Leitao a toujours de la difficulté à reconnaître l’importance du réseau. Il faut dire que les attentes du milieu étaient particulièrement élevées afin de combler le manque à gagner causé par la période d’austérité, de même que pour mener à bien la refonte du modèle de financement des cégeps.

Consultez ces cinq faits saillants afin de mieux comprendre ce budget en deçà des attentes.

1- Un rattrapage trop court

Dans le cadre de rencontres prébudgétaires avec les représentants du ministère des Finances du Québec, la FECQ avait fait connaître ses attentes pour le budget de fonctionnement des Cégeps : 83,5 millions de dollars.

Cela permettrait de réinvestir dans les services aux étudiants. Sur le terrain, les besoins sont palpables : des services tels que les centres d’aide à l’apprentissage, des services d’accompagnement pour les étudiants à besoins particuliers ou en situation de handicap et les services psychosociaux sont particulièrement en demande. À titre d’exemple, 33% des étudiants estiment avoir vécu des épisodes d’anxiété ou de détresse, selon l’étude Gosselin-Ducharme de 2015.

Dans le budget 2018-2019, on constate que le gouvernement suggère de réinvestir une somme de 32 millions. Prenons-le comme un pas dans la bonne direction, mais c’est insuffisant.

L’an dernier, dans le budget 2017-2018, le gouvernement avait prévu que le réinvestissement de cette année serait de 27 millions de dollars, plutôt que les 32 annoncées aujourd’hui. Il s’agit d’un gain concret de 5 millions de dollars par rapport aux estimations. C’est une bonne nouvelle, mais à la suite de l’intensité de la période d’austérité, on s’attendait à plus.

2- L’ajout de 1 000 ressources en enseignement supérieur

Cette question demeure à éclaircir : le budget prévoit l’ajout de 1 000 ressources en enseignement dédiées à la formation et au soutien des étudiants.

De quelle manière ces ressources seront-elles réparties entre le milieu collégial et universitaire? Quelles seront ces ressources?

Il s’agit a priori d’une bonne nouvelle pour le milieu, mais les fonctionnaires présents au huis clos des médias n’ont pas été en mesure de répondre à nos questions.

À suivre.

3- Un gain de 20 millions de dollars pour la conciliation études/recherche

Voilà une bonne nouvelle! Il s’agit d’une demande historique de la FECQ : la possibilité de permettre aux étudiants d’intégrer la recherche pendant leur formation académique. Cette nouvelle initiative est nommée «l’approche trial».

Ce seront les Centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT) qui en seront les maîtres d’œuvre. Le budget a déjà prévu le transfert, en mars 2018, de cette somme de 20 millions de dollars pour concrétiser ce nouveau programme.

4- La compensation financière du 4e stage en enseignement : une porte ouverte pour les autres stages professionnels

Nos alliés de la CRAIES et l’Union étudiante du Québec ont mené un important combat au cours des dernières années afin de compenser financièrement les étudiants en enseignement lors de la réalisation de leur 4e stage.

Il s’agit d’un gain majeur pour le mouvement étudiant et nous ne devons pas en rester là. Dans le cadre de leurs études, plusieurs étudiants doivent se concentrer exclusivement sur leur stage pendant une période donnée.

La compensation financière n’est pas un salaire ; elle n’est qu’une question de respect. C’est cette dernière qui permet à l’étudiant de se concentrer sur l’apprentissage de sa carrière plutôt que sur la façon dont il ou elle devrait arrondir sa fin de mois.

Nous sommes maintenant prêts à reconnaître une compensation financière pour les autres stages collégiaux.

5- La formation d’un campus numérique et l’augmentation des services aux étudiants

Le budget 2018-2019 prévoit des sommes importantes pour la mise en place d’un Plan d’action numérique. Dans ce contexte, le plan prévoit la création d’un campus virtuel qui permettra aux établissements d’adapter leur offre de formation, et ce, tant pour le réseau collégial qu’universitaire.

Pour l’année en cours, il s’agit d’un investissement total de 15 millions pour les services aux étudiants et de 45 millions de dollars pour la mise en place d’infrastructures.

 

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